Le bruit des vagues

lundi 3 juillet 2017

dernière lecture : un appartement à Paris

de Guillaume Musso

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3,5 étoiles

 

 

 

Présentation de l'éditeur :
Le nouveau thriller de Guillaume Musso !
« L’art est un mensonge qui dit la vérité… »
Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.
Guillaume Musso signe un thriller addictif et envoûtant porté par des personnages profondément humains. Une plongée vertigineuse dans le monde mystérieux de la création.

Mon sentiment au sujet de ce roman :
Je crois bien que je découvre, avec ce roman, la plume de Guillaume Musso... Il fait partie de ces auteurs que je boudais spontanément : trop populaire, un roman tous les ans, pour moi : cet auteur tient le bon filon à bon compte... Il est dans la production, et je n'aime pas ça.
Pourtant, je dois avouer qu'avec ce roman-ci, je me suis totalement laissée séduire. Peut-être parce qu'il est y surtout question du monde artistique ?
C'était à la fois reposant et trépidant. Comment expliquer... l'auteur connaît toutes les bonnes combines, il écrit bien, il ficelle son intrigue, et nous embarque dans un enchaînement de moments tous liés entre eux et passionnants. Avec des personnages atypiques et attachants.
Curieuse comme je suis, je suis allée avant la fin de ma lecture regarder sur internet si Sean Lorenz, un des personnages-clés du roman, est un artiste qui existe vraiment... et je n'arrivais pas à savoir si oui ou non...
Cela brouille encore mes pistes, j'aimerais tellement contempler ses oeuvres...
L'auteur dévoile ce petit secret à la toute fin du roman, j'aurais peut-être préféré rester dans le doute, parce que quand la fiction et le réel ne font qu'un, on appelle ça un vrai tour de passe-passe, non ? Et ça me plaît d'autant plus : je n'ai plus qu'à imaginer...

Morceaux choisis
"L'éphémère, c'est l'essence même de l'art urbain. C'est aussi ce qui fait sa beauté".
"Le temps est le plus grand exterminateur de l'histoire".
"Le bonheur, c'est agréable à vivre, mais ce n'est pas très bon pour la création. Tu connais des artistes épanouis, toi ?".

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samedi 1 juillet 2017

traces de vie

“Le Beau peut durer toujours : 
il est sa propre trace. 
On parle de lui et de ceux qui l’ont servi.”

Amélie Nothomb, dans Péplum

***

Ce sont là
les "toutes petites choses"
qui ont le don de m'émouvoir...

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Photo ce matin, 
devant la maison

 

***

 

 

Posté par anne_p à 15:47 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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jeudi 1 juin 2017

un souffle

La poésie n'est qu'un souffle.
Mais ce souffle remue le monde".

Victor Hugo

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Collier en pâte polymère
(tampon et peinture acrylique)

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mardi 30 mai 2017

dernière lecture : D'entre les pierres

de David Lelait Helo

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Présentation de l'éditeur :
" Les murs ont des oreilles, il faudra vous y faire. Vous l'avez souvent dit, sans jamais y croire. Car vous ne le vouliez pas, mais je vous place aujourd'hui au pied du mur, excusez le jeu de mots, je suis blagueuse [...] Ah, si les murs pouvaient parler ! Je vous le dis, ils parlent. Mes parquets grincent en mille bavardages, mes boiseries craquent en petits cris et, en dépit de mon grand âge, mes fenêtres voient loin, au-delà du temps qui passe et par-delà les siècles. L'Histoire ne s'écrit pas dans les livres, elle se respire. À l'encre et au papier, elle préfère le vent et le sang. " Une très ancienne maison de Buenos Aires prend la parole qu'on ne lui avait jamais donnée. À l'heure d'être détruite, elle révèle ce qu'elle a vu et gardé trop longtemps secret : le drame de Soledad Salvador, la femme qui aura vécu entre ses murs plus de cinquante ans, un drame qu'elle a été impuissante à empêcher... Au fil de récits de vies, la maison, rescapée de temps révolus, évoque entre rêve et réalité la fondation de la ville cinq siècles plus tôt, l'immigration qui au xixe siècle a donné le jour à l'Argentine, le mythe Eva Peron, la dictature durant les années 1970. Ce roman traite du lien intime que nous entretenons avec notre décor et des secrets dont regorgent nos vies. Il est un voyage au cœur des mythologies argentines, une rêverie qui renferme de grandes leçons de vie, d'amour et de paix.

Mon sentiment au sujet de cet roman :
Oh là là.. Zut... Je n'en suis qu'à la page 23, et déjà 3 citations qui me bousculent, me font m'arrêter et réfléchir à tout ce qui m'entoure en ce moment même. Avec le sentiment de lire un magnifique recueil de poésie, d'être extraite du réel pour entrer dans un monde parallèle qui existe, là, je n'en doute pas. Je n'en suis qu'à la page 23 et je suis littéralement conquise : par un récit qui décrit une paix profonde et ancrée, et pourtant un tumulte alentour tonitruant, la force et la tranquillité des pierres, la fragilité destructrice de l'homme. Et l'union des deux.
Je vais prendre le temps de respirer entre chaque phrase, pour comprendre la profondeur de ces mots, pour me synchroniser à la pensée de cette extraordinaire maison pensante et celle de la femme qui y vit.
Quelles sensibilités troublantes... J'ai été ce soir invitée au coeur d'un conte extraordinaire, et j'y prends pleinement plaisir.
A bien y réfléchir, ma maison, qui a été construite en 1820, a certainement tellement de choses à conter aussi. L'histoire d'un pays, je le sais, il y a des objets qui parlent pour elle encore, dans le grenier et sous la grange... et la parole des anciens que j'aime tellement écouter. Mais aujourd'hui, je sais que, même si j'aimais déjà tellement ma maison avant, je vais désormais écouter avec beaucoup plus d'attention tout ce qu'elle soufflera à mon oreille...
Vous dire enfin que, fan inconditionnelle d'Isabel Allende, j'ai retrouvé dans ce roman son univers, son talent, son accent, le trouble et la fibre artistique des pays d'Amérique latine. Oh que oui, une corde sensible a vibré, et je ne suis pas prête d'oublier ces mots, magnifiques.

Morceaux choisis :
"Faut-Il donc être au bord de perdre ce que l'on possède pour commencer à l'aimer vraiment ?"

"(...) on ne sait pas se méfier des apparences. À tort car le muet peut se montrer bavard, le sourd accueillir la confidence, le manchot tendre la main et l'aveugle distinguer la beauté de la laideur."
"Je pleurais ce que j'avais perdu, oubliant même que je n'avais pas été heureuse du temps de ma beauté. La mémoire est vicieuse, elle joue à vous inventer des paradis qui n'ont jamais été."

"Je vous dirai tout avec force détails car ce commencement coule en moi de la façon dont l'eau de pluie danse dans la terre et gorge de vie les fleurs éteintes. Commencement qu'aucun de nous ne peut ignorer car il est et sera toujours la source où nous étanchons nos soifs. On ne peut longtemps demeurer indifférent aux fondations des mondes, un jour elles nous rattrapent."
"On parle mieux derrière un masque ou de l'autre côté du rideau. Et on écoute mieux lorsqu'on ne sait rien de l'autre : la curiosité vous ouvre les oreilles, et le cœur parfois. Parfois seulement."
"Il est courant que l'on naisse une seconde fois entre dix-sept et vingt ans. Avant, c'est l'ennui, les membres suspendus à des ficelles que d'autres manœuvrent pour soi, des heures longues à attendre que le spectacle commence vraiment, à rêver d'en être l'acteur magistral."
"Est-il d'instant plus beau que le commencement, de plus émouvant que la prime jeunesse, avec ses désirs en désordre et cette inconscience de ce qui se trame ? Tout était à faire, il suffisait de rêver et de retrousser ses manches."

"Le bonheur est un compagnon inquiétant, dans son ombre rampe la peur de le perdre."
"(...) la poésie du monde ne se disait ni ne se décrivait, elle se respirait naturellement, se ressentait intimement, se faufilait en toutes choses sans autre filtre que l'âme et le cœur."
Le chagrin devait rester intime et propre."

"On ne se figure pas combien de grandes peines peuvent survenir. Je dirais en avoir observé de deux catégories : celles touchant à la mort des êtres chers et les autres causées par le chagrin d'amour ou le manque d'amour. Les deux réclamant un deuil qui pulvérise le cœur des hommes".
"Les hommes vivent plus longtemps que leurs chiens, les maisons plus longtemps que leurs habitants, et les pierres sont éternelles. Le monde est ainsi fait."

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dimanche 28 mai 2017

rythme profond

"Tout progresse selon un rythme profond
propre à chacun de nous
et l'on devrait apprendre au gens
à écouter et à respecter ce rythme
c'est ce qu'un être humain
peut apprendre de plus important
en cette vie".

Etty Hillesum

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Photo mai 2017
Lac Achard - Chamrousse (Isère)

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vendredi 26 mai 2017

à toi de choisir

"Ne laisse jamais personne
te dire ce dont tu es capable
C'est à toi de choisir
et de vivre ta vie".

Laurent Gounelle

2017-009-PlaqueLeBruitDesVagues

Plaque en pâte polymère avant découpe
(dimensions : environ 25 X 14 cm)

Posté par anne_p à 16:39 - Commentaires [4] - Permalien [#]
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mercredi 10 mai 2017

dernière lecture : L'amie prodigieuse

d'Elena Ferrante

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Présentation de l'éditeur :
"Je ne suis pas nostalgique de notre enfance: elle était pleine de violence. C'était la vie, un point c'est tout: et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile." 
Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. 
Lila abandonne l'école pour travailler dans l'échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s'éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. 
Formidable voyage dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.
 
Mon sentiment au sujet de ce roman :
Immersion totale, comment pourrait-il en être autrement ?
L'histoire a pris quelques temps avant de complètement me happer, parce que tellement vivante... Une époque pas si lointaine de la notre, des personnages attachants et puissants, des vies combatives.
Et puis, comment ne pas faire le parallèle avec le roman de Sylvia Avallone, "D'acier", qui montre aussi, à une époque beaucoup plus proche de nous, ces jeunes italiens vivant dans des milieux défavorisés et qui se débattent comme ils peuvent pour sortir d'un monde verrouillé.
Un véritable combat pour eux. Mais le temps a beau passer, les mauvais plis restent...
 
Morceaux choisis :
"Je ne crois pas avoir jamais pensé que la vie qui nous était échue fût particulièrement mauvaise. C'était la vie, un point c'est tout."
"Si on n'essaie pas, rien ne change jamais."
"Ce que c'était, la plèbe, je le sus à ce moment-là, beaucoup plus clairement que quand Mme Oliviero me l'avait demandé des années auparavant. La plèbe , c'était nous. La plèbe, c'étaient ces disputes pour la nourriture et le vin, cet énervement contre ceux qui étaient mieux servis et en premier, ce sol crasseux sur lequel les serveurs passaient et repassaient et ces toasts de plus en plus vulgaires."

Posté par anne_p à 07:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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